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Dans le cadre de nos activités architecturales, nous employons souvent du torchis. Ce matériau composite est régulièrement retrouvé sur les fouilles archéologiques du Second Âge du Fer. Il nous parvient généralement à l'état carbonisé (par exemple des suites de l'incendie d'une maison), mais parfois aussi sous forme de conglomérat (par exemple des suites du ruissellement subséquent à la destruction d'une toiture). Bien trop fréquemment, même si cela a tendance à s'amenuiser avec les années, ce matériau est négligé et relégué dans la catégorie "torchis", sans analyses qui permettraient d'en apprendre davantage (composition, épaisseur des parois, ressources locales, modes d'application, etc.). Fort heureusement, des recherches commencent à se pencher sur ces questions.

Composé d'une matrice plastique et de renforts, il s'applique sur un clayonnage de bois. Dans le cas qui nous concerne ici, nous employons des clayonnage de noisetier et de saule. La base est une terre argileuse à argilo-sableuse, à laquelle est mêlée de la paille décomposée et hachée. De nombreux autres matériaux peuvent être additionnés à la terre, qu'il s'agisse de fibres végétales ou de poils d'animaux. Il est évidemment primordial d'ajouter de l'eau en guise de liant.

Une première couche de torchis. En séchant, les craquelures apparaissent.

Une première couche de torchis. En séchant, les craquelures apparaissent.

Sur cet exemple, le torchis est plaqué, c'est-à-dire qu'une boule de torchis, assez collante, est projetée contre la paroi tressée, puis lissée à la main. En séchant, l'eau va disparaître, laissant apparaître de petites fissures / craquelures, plus ou moins prononcées. Il convient donc - même si cela ne revêt aucun caractère obligatoire - pour obtenir une bonne étanchéité de venir appliquer / badigeonner une seconde petite couche, fine, tantôt liquide sous forme de barbotine, tantôt collante sous forme d'argile. Il n'y a ensuite plus qu'à laisser le temps faire. En général, une troisième application est inutile. D'autres types de finitions peuvent, en revanche, être effectuées.

Après passage de la seconde couche de torchis, l'essentiel des fissures sont comblées. Subsistent quelques micro-craquelures qui disparaîtront lors des ultimes finitions.

Après passage de la seconde couche de torchis, l'essentiel des fissures sont comblées. Subsistent quelques micro-craquelures qui disparaîtront lors des ultimes finitions.

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Tag(s) : #Architecture, #Archéologie expérimentale, #Torchis

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