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Quelques idées de goûters sucrés pour petits et grands Gaulois... (Partie I)

"Petit chaland !

Ça sert à quoi d'avoir des braies si on peut rien faire dedans ?!"

Pour que votre petit Gaulois dodu fasse le plein d'énergie pour la journée, nourrissez-le de mets consistants et copieux.

Voici quelques petites idées de recettes de goûters sucrés qui seront dévorés goulûment par vos petits camarades...

Annelets au miel, épis d'épeautre, rayon de miel sauvage, pommes sauvages, noisettes sauvages... Céramiques La Tène C1 et panier de vannerie sauvage (noisetier et ronce).

Annelets au miel, épis d'épeautre, rayon de miel sauvage, pommes sauvages, noisettes sauvages... Céramiques La Tène C1 et panier de vannerie sauvage (noisetier et ronce).

Petits anneaux au miel :

 

Les petits anneaux au miel sont des biscuits qui semblent aériens et légers, mais qui s'avèrent en réalité extrêmement bourratifs. Des pâtisseries similaires sont archéologiquement attestées dans une tombe de la nécropole de Wederath-Belginum, en Allemagne.

 

Nous les consommons de différentes manières : seuls, avec du fromage blanc, avec des fruits frais (pommes, myrtilles...), avec une compote, avec du miel, avec des noisettes, avec un gobelet de vin épicé ou de bière... C'est selon les goûts, les envies, la saison ! Aujourd'hui, nos petits Gaulois les mangent accompagnés de myrtilles légèrement chauffées... Miam !

 

Ces petits anneaux se conservent relativement bien, en colliers ou dans un pot en terre, mais il est tout de même plus intéressant de ne pas les laisser vieillir et de profiter de leur fraîcheur, sous peine de ne pas ménager sa dentition.

 

Pour cuisiner ces délicieuses mignardises, voici la marche à suivre :

- Prendre trois gobelets de farine d'épeautre, également nommé "blé des Gaulois", et les verser dans une jatte. Nous employons pour cela de la farine d'épeautre bio fraîche ou déjà vieillie (environ six mois), de la variété Oberkülmer Rotkorn (une variante déjà ancienne et rustique), moulue finement sur meule de pierre.

- Faire une fontaine et ajouter un peu de levure (grand maximum une cuillère en bois), un peu d'eau de source chaude et de miel local.

- Laisser reposer le temps de faire une petite promenade dans les environs.

- Ajouter un bon gobelet de miel, deux blancs d’œufs d'un quelconque animal (sauf de l’œuf de dahut !).

- Pétrir à volonté, en pensant tantôt à sa bien-aimée, tantôt à son pire ennemi. La pâte doit être malléable et se détacher de la jatte. A défaut, ajouter farine d'épeautre ou eau, afin d'obtenir la consistance souhaitée. Couvrir la jatte d'un linge, que l'on aura pris soin de choisir grande, et laisser reposer le temps de refaire une promenade dans les environs, un peu plus longue, celle-ci, ou de vaquer à une occupation intelligente (récolte de nourriture, découpe du bois...).

- Façonner des boulettes ni trop grandes, ni trop petites. Les aplatir et les transpercer en leur centre à l'aide d'un bâtonnet en bois ou des doigts.

- Graisser une plaque d'ardoise avec du saindoux ou du beurre et les faire chauffer sur le foyer jusqu'à ce que les anneaux brunissent.

 

Dégustez le tout et profitez de ce voyage dans le temps qui vous est offert !

La cuisson de la galette d'épeautre sur l'ardoise...

La cuisson de la galette d'épeautre sur l'ardoise...

Galettes d'épeautre au confit d'oignons :

 

Une variante, attestée dès le Néolithique, est la galette.

 

Le confit d'oignons, qui sera réalisé en premier :

- Éplucher et émincer autant d'oignons que vous en voudrez. L'oignon va rétrécir à la cuisson mais prévoyez quelques belles bêtes : c'est savoureux et il n'y en aura pas assez !

- Prendre bien soin de trier les pelures et de les conserver à part : elles serviront pour teindre la laine... un autre jour !

- Faire chauffer ces oignons émincés dans un pot à cuire, agrémenté d'eau et d'une lichette de miel.

- Laisser ces oignons le temps de s'occuper d'autre chose. On prendra soin de venir remuer de temps en temps, d'ajouter un peu d'eau... La cuisson est longue. Les oignons seront prêts une fois qu'ils seront jaunis / brunis, fondants.

 

 

La galette, qu'on pourra improviser vers la fin de la cuisson du confit...

 

- Dans une farine d'épeautre pareillement moulue, qu'on aura pris soin de verser dans une jatte en céramique, verser de l'eau de source, un peu de gros sel et une herbe aromatique (sauge, origan...).

- Malaxer avec l'énergie du désespoir.

- Aplatir le tout et façonner un beau disque, à qui l'on imprimera 33 tours successifs.

- Placer le disque sur une pierre plate ou une ardoise, près du feu, jusqu'à ce que la galette se détache d'elle-même.

 

Coupez des tranches de cette galette, placez-y quelques belles cuillerées en bois de confit d'oignons... Ce plat se marie parfaitement avec un bon fromage de chèvre frais de pays !

 

Buvez, selon les appétences, de l'eau fraîche, de la cervoise, une bière, un cidre, une tisane ou un jus de fruits...

 

Bon appétit !

Le confit d'oignons sur les galettes d'épeautre...

Le confit d'oignons sur les galettes d'épeautre...

Tag(s) : #Alimentation, #Cuisine, #Recettes, #Vie du groupe

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